Deuxième baromètre des start-ups de ​
Start it @KBC : L'IA change la donne

L'IA continue de gagner du terrain, et les start-ups ont déjà levé plus de fonds qu'en 2025

Anvers, le 25 juin 2026 – Le deuxième baromètre des start-ups de l'accélérateur Start it @KBC, qui a accompagné plus de 2 000 start-ups depuis 2014, dont celles de Start it @CBC en Wallonie, révèle que l'IA s'impose encore davantage que l'année dernière, que les start-ups du programme ont déjà levé plus de fonds qu'au cours de toute l'année 2025, et qu’une petite partie des entreprises s’accapare une grande partie des fonds – une tendance que l’IA ne fait que renforcer.

Lode Uytterschaut (fondateur et CEO) et Andy Gijbels (CTO)

67,6 % : c'est le pourcentage des start-ups de la dernière promotion de Start it @KBC qui développent des solutions IA. À titre de comparaison : en 2024, ce chiffre n’était encore que de 22,5 %, l’année dernière, il atteignait déjà 55,7 %, et il est donc encore plus élevé aujourd’hui. Il s’agit principalement d’entreprises de logiciels (software) mais aussi, de plus en plus, de hardware, où l’IA peut par exemple être utilisée dès la phase de conception. En ce qui concerne les logiciels, l’IA gagne rapidement du terrain, notamment dans les domaines de l’administration, des outils de productivité et de la Business Intelligence.

Parallèlement, Start it constate une augmentation du nombre de fondateurs solo qui postulent au programme : +17 % au cours des deux dernières années.

Plus d'idées et plus de concurrence

« L'IA est aujourd'hui si puissante et accessible que de plus en plus de fondateurs choisissent de créer leur entreprise en solo, car l'IA peut en grande partie remplir le rôle de cofondateur. Alors qu'auparavant, de nombreux fondateurs n'osaient pas se lancer faute de connaissances techniques, cela ne constitue plus aujourd'hui un obstacle dans de nombreux cas. Parallèlement, l’IA permet de repenser les problèmes classiques et de les aborder avec une technologie bien plus puissante. Cette combinaison fait que nous voyons chaque année plus de nouvelles start-ups que jamais auparavant ​ », explique Andy Gijbels, CTO de Start it @KBC.
« D’un point de vue historique, lorsqu’une nouvelle idée émerge, on peut toujours se demander : pourquoi maintenant, et pas avant ? Souvent, cela est lié à un changement de réglementation, de comportement humain ou de technologie : soit il n’y avait pas encore de problème à résoudre auparavant, soit c’était technologiquement impossible ou trop difficile. Aujourd’hui, la situation a changé : l’IA permet de résoudre à nouveau presque tous les problèmes qui ont déjà été résolus par des logiciels, d’une manière différente qui est peut-être dix fois plus efficace », ajoute Lode Uytterschaut, fondateur et CEO de Start it @KBC.

The winner takes it all

Les raisons pour lesquelles les start-ups échouent évoluent donc elles aussi. ​

« Si aujourd’hui des start-ups ne réussissent pas, ce n’est généralement pas parce qu’elles résolvent un problème inexistant, comme c’était souvent le cas autrefois, mais plutôt parce que, grâce à l’IA, la concurrence est beaucoup plus forte de la part d’autres start-ups travaillant sur le même problème. Il en résulte, plus que jamais, un effet « winner takes it all », où quelques-unes d’entre elles raflent la majeure partie des financements et connaissent une croissance exponentielle, comme c’est le cas, par exemple, d’Aikido Security et de Conveo », poursuit Lode Uytterschaut.

À titre d'illustration : depuis leur lancement en 2014, les start-ups de Start it @KBC ont levé plus de 1,45 milliard de capitaux. 50 % de ce montant ont été levés par 2 % des entreprises, 90 % par 18 % d'entre elles, et 99 % par 46 % d'entre elles.

« La « loi de puissance » en matière de financement, selon laquelle une poignée d’acteurs s’accapare la majeure partie des capitaux, semble être renforcée par l’IA. Avec l’essor de l’IA, la concurrence entre les start-ups est plus forte que jamais, tant au niveau de l’étude d’un même problème que de la proposition d’une solution. La rapidité devient donc plus déterminante que jamais : celui qui propose sa solution le plus rapidement au client et parvient à le convaincre, a les meilleures chances de l’emporter et attire ainsi le plus de fonds », explique Andy Gijbels, CTO.

Plus de fonds

On constate en tout cas une accélération des levées de fonds : alors qu’il y a deux ans, les start-ups de Start it n’avaient levé « que » 1 milliard d’euros au total, la barre des 1,5 milliard est actuellement déjà en vue. Et alors qu’en 2025, le montant total levé s’élevait à 190 millions d’euros, il atteint déjà 252 millions aujourd’hui.

214 millions, soit 85 % de ce montant, provenaient des levées de fonds de seulement 5 entreprises : Keyrock, Aikido Security, Loop Earplugs, Tekst et Companion Energy. Toutes sont d'anciennes participantes du programme Start it @KBC.

Andy Gijbels : « D’une part, nous constatons une nette accélération du climat d’investissement ; d’autre part, il y a de plus en plus de start-ups à fort potentiel en Belgique, qui créent un effet boule de neige et inspirent à leur tour de nouvelles start-ups prometteuses. Au sein de Start it également, nous constatons que la qualité s’améliore d’année en année. Chaque année, nos start-ups occupent davantage de places en tête de classements tels que le Deloitte Fast 50, et lors de la dernière édition des Belgium Startup Awards, nos start-ups ont même remporté 12 des 21 prix décernés. »

Donner un coup de pouce au hasard

À une époque où la rapidité prend de plus en plus d'importance, la valeur ajoutée d'un accélérateur tel que Start it ne fait que croître :

« En tant que plus grand accélérateur de start-ups d’Europe, forts de 12 ans d’expérience et de plus de 2 000 start-ups accompagnées, nous savons très bien ce que les fondateurs de start-ups doivent faire – ou ne pas faire – pour augmenter leurs chances de réussite. Mais même en faisant tout correctement, cette chance n’est jamais de 100 % : il y a toujours un facteur chance sur lequel on n’a aucun contrôle. Il faut par exemple entrer en contact avec les bonnes personnes au bon moment, qu’il s’agisse d’un cofondateur, d’un mentor ou d’investisseurs… C’est en partie une question de hasard. Grâce à l’étendue de notre réseau et à notre connaissance des besoins de chacun, nous pouvons mettre les fondateurs en relation avec les bonnes personnes de notre écosystème au bon moment. Nous pouvons ainsi donner un coup de pouce au hasard : c’est ce que nous appelons « gérer la sérendipité », explique Lode Uytterschaut.
« Kasqade en est un bel exemple : son fondateur a rejoint le programme en octobre en tant que fondateur solo, a trouvé un cofondateur un mois plus tard et est aujourd’hui, à peine huit mois plus tard, le premier investissement du Start it Fund, avec désormais deux collaborateurs supplémentaires. Leurs deux premiers clients proviennent également de notre réseau. Cela démontre non seulement la force de notre écosystème, mais prouve également qu’après toutes ces années, nous parvenons à repérer le potentiel à un stade très précoce », conclut Andy Gijbels, directeur technique.

A propos de Start it @CBC et Start it @KBC ​

Avec des espaces de coworking situés à Liège, Charleroi, Louvain-la-Neuve, Bruxelles, Anvers, Gand, Hasselt, Courtrai, Louvain, et à l'international (Hongrie, République tchèque, New York, Londres), l'accélérateur offre un programme sans prise de participation au capital, entièrement centré sur les besoins des fondateurs. ​ ​

L’accélérateur Start it @KBC, qui est actif dans le nord du pays depuis 2014, initié par la banque KBC (maison-mère de CBC Banque), a soutenu plus de 2 000 start-ups innovantes au niveau national, ce qui en fait le plus grand accélérateur d'Europe et même le cinquième au niveau mondial. Ensemble, ces start-ups ont déjà levé plus de 1,3 milliard d'euros et créé plus de 12 000 emplois. ​

Chaque année en Belgique, jusqu'à 150 start-ups et scale-ups de tous les horizons bénéficient de cet accompagnement, avec un accent particulier sur la diversité, l’inclusion et l’entrepreneuriat féminin. ​ ​

Quelques entreprises passées par Start it @CBC : ​ ​ Insens, Fline, Coliseum, Dermatoo, Toopi Organics, L'univers de Raph, Persistent Security Industries ou encore Datatopia. ​

Chez Start it @KBC, on compte notamment Aikido Security, Keyrock, Bolt, Loop Earplugs, Conveo, Segments.ai, Crazy Games et Ritchie. ​

 

Paul Geens

Paul Geens

Senior pr consultant, Evoke

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